Le 24 juillet :

La vue est toujours aussi belle. Je prend masque et tuba et vais piquer une tête dans la mer au niveau du terre-plein où l'on stationnait. En entrant dans l’eau il faut vite s’allonger dans très peu d’eau pour éviter de trop piétiner les algues, la flore et la faune marine très riche sur cette côte.
Très rare sont ceux qui se baignent ici, mais c’est plus propre que sur la plage et le spectacle sous-marin est absolument inoubliable !
Dans les autres criques, j’ai apprécié l’eau claire, la vue des poissons, les champs de posidonies, c’était superbe, mais ce n’était rien par rapport à ici. Toutes sortes d’algues, des crabes à grosses pinces, des éponges, des coquillages, sortes de grosses huîtres que je n’avais jamais vu ailleurs...

Dernier plein d’eau, on va quitter l’île aujourd’hui après 4 nuits. En camion, on risquerait de trop retourner sur nos traces, et le temps est vraiment trop chaud pour des excursions à pied.

Le Ferry nous emmènera de SUPETAR à SPLIT.

Arrivée au port de Supetar vers 10 h 40, l’embarquement va commencer, juste le temps de prendre les billets. Le bateau se remplit de façon inquiétante... et clac ! Il est plein juste avant notre véhicule ; le placier fait signe à son collègue de ne plus envoyer même une petite voiture... Il nous reste donc une heure de promenade dans SUPETAR.
A propos : les courses dans les 2 supérettes de SUPETAR, c’est le bordel ! Les étiquettes de prix sont regroupées sur un coin des étagères au lieu d’être placées au niveau des produits, alors en croate et avec les abréviations, bonjour l’information.
Il y avait des soldes dans les boutiques de vêtements, mais il faut trouver encore la bonne taille, et avoir des Kunas car les commerçants n’acceptent pas tous les cartes bancaires.

Abondance de bureaux touristiques privés : on se renseigne pour une location de maison en Août... il y en a, c’est possible, mais il ne faut pas trop compter sur un descriptif précis pour réserver à l’avance... j’ai l’impression qu’ils casent les gens chez les différents propriétaires en fonction des disponibilités le jour même où vous arrivez. Ou du moins, leur business consiste à fourguer les locations disponibles aux touristes qui débarquent la gueule enfarinée, le jour même, sur le port.

En lisant les indications du “routard” on trouve le véritable office du tourisme. C’est vrai qu’ils nous appellent une personne francophone, et qu’on obtient plus de documentation qu’ailleurs, bien que cela reste limité, il faut nécessairement partir avec un ou plusieurs guides).
“Tous les français débarquent à SUPETAR avec leur guide du routard sous le bras” ... pour la location on nous dit que MIRCA ou SUTIVAN seront des lieux plus “faciles”.
La remarque à propos du guide du routard est fort juste : si on souhaite trouver des français, il suffit de se pointer dans les villes ou les adresses indiquées dans cet ouvrage...



Le prix du ferry est identique à MAKARSKA-SUMARTIN, mais le bateau est beaucoup plus gros.
Pour réaliser des économies, les enfants feront à nouveau la traversée à la nage, on les retrouvera à SPLIT déjà secs.
Sur le bateau , on retrouve un camping-car italien qui avait également embarqué sur le même ferry que nous à Makarska : cela indique que 4 nuits sur l’île de BRAC correspond à un séjour “normal” de Ccariste lambda.






SPLIT :

A l’aller, on avait préféré ne pas traverser les faubourgs de Split pour voir des vieilles pierres comme à Trogir, mais cette fois, on débarque en pleine ville. Alors qu’on pensait d’abord sortir de cette ville, on a ensuite recherché un coin pour déjeuner (à 14 H comme d’hab.) tout en se repérant par rapport au plan du guide du routard. (j’avais oublié que sur la carte DALMACIJA-3 il y avait un plan beaucoup plus grand de Split !).
On déjeune finalement sur un parking en épi au bord d’une grande rue (Gunduliceva).
Étant tout proches de la vieille ville, on va s’en rapprocher pour la visiter malgré le soleil de plomb qui cogne ce jour là... On trouve la possibilité de se garer au bout de la “Domovinskog rata”, assez près des remparts. En montant le nez du camion sur le grand trottoir pour que l’arrière ne dépasse pas sur la rue.
On rase les murs pour rester le plus possible à l’ombre. Cela ne ressemble pas à TROGIR. Les petites rues de la vieille vile sont pleines de boutiques de toute sortes ; Odile a pu trouver chaussures à son pied...
Cette promenade lêche-vitrines est un souvenir très agréable. Les français y sont en nombre.
Dans une boutique, 2 policiers entrent et discutent avec la commerçante. Elle les avait appelés car deux clientes venaient d’escroquer (ou tenter ?) le magasin. Cette histoire ne présente pas d’intérêt mais c’est pour illustrer le fait que même si la Croatie est l’un des pays d’Europe les plus sûrs, il ne peut pas être exempt totalement de petite délinquance.

SPLIT-SIBENIK : à partir de STARI, on prend la route N° 58 qui coupe par la (petite) montagne.

A BORAJA, le restau conseillé par le guide du routard parait désert et miteux, peut être est-ce leur mois de fermeture ?
On s’arrête pour dîner sur la même route, plus loin, près de VRPOLJE : la maison “TORCIDA” à DONJE POLJE. (après avoir cherché du côté de GREBASTICA)
(Pour passer la nuit on pourra toujours pousser jusqu’à SKRADIN dans le parc de la KRKA)
Nous sommes presque les premiers clients mais cochonnet et mouton grillent sur les broches.
Dans la maison on ne parle pas français et à peine anglais et je ne comprend pas bien. Quand je demande si on peut manger les animaux de la “broche” maintenant, je crois comprendre que c’est déjà tout vendu, tout réservé, alors qu’elle voulait me dire que c’est déjà tout cuit...
Pour les filles elle nous conseille une pizza pour deux car elles sont grandes (les pizzas).

Ils vendent en effet des pizzas à 80 Kn que les gens, en voiture viennent chercher ici, et qui sont d’une taille que nous n’avions jamais vue : on doit pouvoir manger à 8 dessus, à condition d’avoir une table assez grande.
Celle que la serveuse nous apporta était déjà trop grande pour les 2 oiselles mais elle ne coûtera que 30 Kn (On apprécie aussi qu’ils ne poussent pas à la consommation. Et dans les bistrots, le barman ne revient pas vous demander si vous voulez commander autre chose lorsque vous restez un peu trop longtemps à son goût comme cela se passe souvent en France)

Le porc grillé est à 80 Kn le kilo, le mouton grillé est plus cher mais à moins de 150 Kn le kilo. On choisit tous les deux du porc grillé. On nous demande la quantité désirée (le poids), mais nous n’en avons aucune idée, on fait confiance à la serveuse. La portion servie sera de 400 grammes par personnes (identique au poids “normal” proposé dans un autre restau). Cela revient donc à 32 Kn par personne (ou moins de 60 Kn pour du mouton) alors que cela représente une assiette copieuse. Ce porc grillé, à défaut d’être diététique est délicieux !

La viande est servie sans accompagnement : on le saura pour la prochaine fois, il faut prendre une salade (au hasard parmi la liste des salades proposées sur la carte en Croate ou en Allemand = 10 KN)
Le vin BABIC est la bouteille d’1 L qu’on trouve dans les supérettes = pas très class ! On aurait du plutôt carburer uniquement à l’eau (10 Kn le litre)
Le pain (= Kruh) est également cuit ici au feu de bois, mais il est facturé (10 Kn pour notre tablée)
Si je me souviens bien, il y avait une cabine téléphonique pour passer un coucou en France)
La salle à l’intérieur était climatisée, mais tout le monde mangeait dehors, ou les tables étaient toutes pleines.

C’est une bonne adresse, nous aurions grand plaisir à y retourner manger.

La nuit, on va se balader à SIBENIK.

A SIBENIK, dans le centre, auprès de la vieille ville, la grande rue-route descend jusqu'au bord de mer, passe devant une station service et remonte.
En bas, à droite avant la station, il y a une rue qui longe la mer. A pâques, un Allemand nous avait fait signe de ne pas y aller en camping car à cause de travaux. Cette fois-ci, il fait nuit, mais on veut y passer. 100 mètres plus loin, un mec accourt "passes pas par là, tu va dans la merde, c'est étroit et en cul de sac !" C'était un camping-cariste qui y était passé !!!
"Y'a moyen de faire demi-tour ?" - "Plus loin y'a un renfoncement" On avance un peu et effectivement on ne peut plus passer que dans un sens alors que de nombreuses voitures (et motos) passent par là.
Au bout plein de voitures garées et d'autres qui vont repasser dans le sens inverse. Y'a urgence, à l'endroit le plus large je tente un demi-tour mais c'est très juste, et malgré la caméra de recul et Odile qui bloque la circulation, je dois faire une trentaine de manœuvres.
Si on avait pris les vélos, on aurait été trop longs pour tourner.
Le merdier n'était pas fini, des voitures avaient continué à prendre cette rue et il fallait les laisser passer au niveau du passage rétréci et au bout, le cul de sac se remplissait ! Il en restait plusieurs à passer quand la route fut pleine. Il fallait que j'avance un peu. En frôlant les voitures en stationnement, j'ai pu faire passer la première. Plus loin 2 ou 3 autres ont reculé. Il en restait encore une trop large, il a fallu encore que je recule pour que cela passe au millimètre !

Pas près de faire 2 fois cette opération. A un poil près on était coincés et il aurait fallu l'intervention de la police pour faire reculer des dizaines de bagnoles et bloquer la circulation.

Pendant ce voyage en Croatie, à plusieurs reprises, dans des villages ou près de la côte, il aura fallu faire de la marche arrière pour ne pas rester coincé dans des coins trop étroits, ou renoncer à passer dans des rues ou routes étroites dans lesquelles on risquait de ne pas trouver de refuge pour croiser d'autres véhicules. De même lorsqu'on prend la direction de parkings qui ne peuvent accueillir les campings cars ou qui sont payants avec une barrière à l'entrée.

A SIBENIK on s'était garé à Pâques sur un parking en haut de cette fameuse rue qui descend, mais cette fois, il est bien payant et inaccessible aux campings cars. Par contre, en tournant 1 fois ou 2 après la station service, on arrive à trouver une place de stationnement suffisamment grande. En continuant tout droit après cette même station, on tombe aussi sur un grand parking à plusieurs étages (payant), c'est là que le francophone rencontré avait finalement garé sa maison.

Ce soir, à 22 H les magasins sont fermés (A pâques, il nous avait semblé que la ville était animée encore plus tard)
Après la promenade dans SIBENIK by night, on se dirige vers le Camping SOLARIS à la sortie de la ville (ça ne ferme que vers 23 H). On y avait passé une nuit à Pâques : pas très cher, des sanitaires acceptables, et les services pour Ccars.
En arrivant de nuit dans ce grand complexe, on voit les fenêtres éclairées des caravanes... ça grouille, c'est bourré tassé ! Plus rien à voir avec début mai... C'est pas possible de se fourrer là dedans, on fait demi tour

Pour bivouaquer, on retourne près de VRTOBAC, au village de JADRTOVAC qu’on avait déjà “repéré”...
On se pose d’abord à l’écart près du stade de Hand-ball où nous espérions le calme. Mais des voitures se donnent apparemment rendez-vous ici (c’est samedi soir ? )
On décolle pour se garer plus loin au niveau d’une plate-forme cimentée, et agrémentée d’arbustes, au bout de laquelle se trouvent amarrés 2 ou 3 bateaux de plaisances.

La nuit ne fut pas calme :
Là aussi des voitures qui s’arrêtent pour déposer ou emmener des piétons (le village est à notre niveau, de l’autre côté de la route). Plus le passage des voitures sur la route qui bien que pas large semble une voie assez fréquentée. Des jeunes filles qui bavardent un peu sur un banc. Le propriétaire d’un des bateaux qui arrive le soir, ce qui fait gueuler son petit roquet qui prend l’air sur le pont. Et le matin, des voitures qui rasent le camion pour amener des personnes et /ou du matériel sur un bateau.

Alors que nous n’étions pas vraiment à notre place sur ce quai, toutes ces personnes ont été discrètes, sans aucun excès de bruit, mais cette animation, ça perturbe le sommeil...


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